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Mardi 7 juillet 2009
Les adieux planétaires à Michael Jackson, célébrés à Los Angeles et suivis en direct par des centaines de millions de fans, voyaient se succéder, devant son cercueil et un public ému et conquis, des témoignages de proches et l'hommage musical d'un parterre de stars. Applaudissements, cris d'enthousiasme et rires du public rythmaient la cérémonie, devant la dépouille du «roi de la pop», placée au pied de la scène du Staples Center, dans un cercueil doré à l'or fin au milieu des fleurs.
Une heure après le début de l'hommage, qui a débuté vers 10H15 locales, avaient notamment défilé sur scène les chanteuses Mariah Carey et Queen Latifah, Jennifer Hudson, le fondateur du label Motown, Berry Gordon, qui a révélé Michael Jackson, les chanteurs Lionel Richie et Stevie Wonder. Dans un long témoignage enflammé, le révérend Al Sharpton, ami des Jackson, a lancé aux trois enfants de la star, assis à côté de leurs grands-parents: «Il n'y avait rien de bizarre chez votre père», fidèle au rôle de gardien de la mémoire du chanteur, que la famille semble lui avoir confié depuis sa mort. La cérémonie s'est ouverte avec des messages du leader sud-africain Nelson Mandela et de la chanteuse Diana Ross, lus par le chanteur Smokey Robinson, dans un Staples Center plongé dans une lumière bleutée. Nelson Mandela a présenté ses condoléances à la famille et affirmé que Michael Jackson était «un géant et une légende», confiant avoir «pleuré avec les millions de fans à travers le monde». Diana Ross a déclaré dans son message à la pop star: «Je veux que tu saches que même si je ne suis pas là au Staples Center, je suis là dans mon coeur». Michael Jackson était «une partie chère de mon monde, une partie de ma vie», a-t-elle dit. Après quelques minutes, un choeur a entamé le gospel «Nous allons voir le Roi, Alléluia», alors que le cercueil du chanteur, couvert d'un lit de fleurs rouges, était transporté devant la scène sous les applaudissements du public. Mariah Carey a alors pu entonner «I'll be there», l'un des premiers tubes du jeune Michael Jackson, alors qu'il était encore un «Jackson Five». Queen Latifah a ensuite lu un poème de Maya Angelou, une auteur américaine noire, et Lionel Richie est monté sur scène pour entonner «Jesus is Love», bientôt suivi par Stevie Wonder, alors que défilaient au-dessus de la scène des photos géantes de la star. Lorsque Berry Gordy, après avoir retracé les débuts de Michael Jackson à la Motown, a déclaré que le chanteur de «Thriller» était «le plus grand artiste de tous les temps», la salle s'est levée pour une longue «standing ovation». Au premier rang, des membres de la famille Jackson applaudissaient, les mains couvertes par les gants blancs parsemés de brillants qui furent l'une des signatures vestimentaires de la star. Le cercueil était arrivé vers 09H50 locales (16H50 GMT) au Staples Center, où 11.000 fans invités avaient pris place, face à une scène surmontée d'une immense affiche de l'artiste, le visage souriant émergeant de l'ombre, avec l'inscription «A la mémoire émue de Michael Jackson, 1958-2009». Les invités ont reçu un programme, sans déroulé de la cérémonie, mais avec des photos de la star et des messages de ses proches et de sa famille. «Tu as fait ton boulot ici, Michael, tu nous as diverti pendant des années et il n'y a rien que tu pouvais faire de mieux sur Terre», y écrit l'une des soeurs de la star, LaToya Jackson. Les alentours du Staples Center, bouclé par la police, n'ont pas empêché la foule de converger, vers le centre-ville, où vendeurs ambulants et fans émus étaient réunis. La cérémonie a commencé après le service funèbre privé, au cimetière de Forest Lawn, perché dans les collines de Hollywood. Le service a duré une petite heure, dans le «Hall de la Liberté» du cimetière, un auditorium de 1.200 places érigé entre les tombes de plusieurs légendes du cinéma, de Bette Davis à Fritz Lang, en passant par Buster Keaton. La dépouille du «roi de la pop» a ensuite été conduite vers le Staples Center. Selon plusieurs médias, le cercueil de Michael Jackson, doré à l'or fin, est estimé à 25.000 dollars. Ce modèle, «Le Prométhéen», a été commandé à l'entreprise qui avait déjà fourni le cercueil de James Brown en 2006. Des fans avaient commencé à se rassembler dès les premières heures de la matinée dans le quartier du Staples Center, arborant de nombreux messages d'hommage, comme «Nous nous souviendrons de Michael Jackson». La cérémonie était retransmise en direct par des centaines de télévisions et plusieurs sites internet à travers le monde.
Par Momo
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Lundi 29 juin 2009
n premier cas de résistance à l'antiviral Tamiflu utilisé contre le virus de la grippe porcine a été constaté lundi au Danemark alors que la pandémie de A(H1N1) ne cesse de progresser dans le monde, atteignant désormais près de 71.000 personnes dans plus d'une centaine de pays.
Le premier patient pour lequel le traitement du laboratoire pharmaceutique suisse Roche, jusqu'à présent recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), s'est avéré inefficace, est un Danois.
Selon l'Institut danois de sérologie, l'homme avait été en contact étroit avec une personne malade et avait reçu un traitement préventif de Tamiflu.
Il avait malgré tout contracté le virus de grippe porcine et avait dû être soigné avec un autre antiviral le zanamivir (Relenza), du laboratoire britannique GlaxoSmithKline.
Se voulant rassurant, l'institut a souligné que ce cas de résistance ne changeait pas les recommandations concernant l'utilisation du Tamiflu contre la première pandémie de grippe du 21ème siècle.
Le laboratoire Roche, contacté par l'AFP, a pour sa part minimisé l'affaire, estimant que ce cas était «isolé» et correspondait aux statistiques constatées lors des essais cliniques.
«C'était quelque chose auquel nous nous attendions», a expliqué un porte-parole du laboratoire, David Reddy, ajoutant que ce cas rentrait dans les 0,5% d'exemples de résistance constatés lors des essais cliniques.
«Cela ne signifie pas que le virus qui circule actuellement est résistant au Tamiflu», a-t-il ajouté.
Il a donné pour preuve que le malade avait été en contact proche avec d'autres personnes atteintes du virus qui, elles, ont pu être soignées au Tamiflu. Ce qui signifie, selon lui, que c'est le patient qui a développé une résistance et non le virus qui a muté de façon à rendre l'antiviral inefficace.
Il n'empêche, un des rares points sur lequel les experts s'accordent, c'est que tôt ou tard, le A(HN1N1) devrait trouver un moyen de contrer les antiviraux actuels.
D'une grande capacité d'adaptation, les virus cherchent par nature à contourner les obstacles qu'on leur présente, expliquait récemment à l'AFP, le professeur Antoine Flahaut, directeur des hautes études en santé publique.
«Le seul scénario actuellement plausible est que le virus devienne résistant au Tamiflu», avait-il déclaré.
Cette épée de Damoclès rend d'autant plus cruciale la mise en place d'un vaccin et explique l'empressement de l'OMS à lancer une production mondiale, qui ne devrait toutefois pas venir avant septembre.
De plus, loin de ralentir, le virus continue de s'étendre à vive allure de part le monde. Selon le dernier bilan de l'organisation, la grippe d'origine porcine, aviaire et humaine est présente désormais dans 116 pays et territoires, où elle a contaminé 70.893 personnes, faisant 311 morts. Soit un bond de plus de 11.000 cas répertoriés en trois jours.
La plus forte augmentation du nombre de malades a été enregistrée aux Etats-Unis, qui, avec 27.717 malades et 127 décès, restent le pays le plus affecté de la planète. Selon les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), ce ne serait en plus que la partie visible de l'iceberg. Le nombre réel de cas sur le territoire dépasserait, selon eux, le million dont la moitié à New York.
Et ce alors que la grippe porcine devrait théoriquement faiblir dans l'hémisphère nord en raison de l'été.
La maladie a même fait une nouvelle victime au Royaume-Uni, une petite fille de 9 ans atteinte du virus qui est morte à Birmingham (centre), portant à trois le nombre de décès liés à la maladie dans le cinquième pays le plus touché au monde (4.250 cas selon l'OMS).
Enfin, le Kenya, le Népal et la Bosnie ont rapporté les premiers cas sur leur territoire.
Par Momo
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Vendredi 19 juin 2009
L'enquête sur l'attentat contre la DCN à Karachi, qui avait longtemps privilégié la piste islamiste, s'oriente vers un contentieux franco-pakistanais, sur fond de contrats d'armements et de présumées rétro-commissions qui auraient pu financer la campagne d'Edouard Balladur. Le mobile de l'attentat, qui avait fait 14 morts le 8 mai 2002, dont 11 ingénieurs des arsenaux d'Etat DCN, «apparaît lié à un arrêt des versements de commissions» de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins conventionnels en 1994, a révélé jeudi Me Olivier Morice, à l'issue d'une rencontre des juges en charge de l'enquête avec les familles des victimes. Les enquêteurs disposeraient de nouveaux éléments pour accréditer cette thèse, selon Me Morice, qui n'a pas précisé s'il s'agissait du résultat de commissions rogatoires internationales, de nouveaux témoignages ou d'un travail de renseignement. L'avocat, qui représente sept familles de victimes, pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions d'Edouard Balladur et de Jacques Chirac, ce dernier ayant ordonné l'arrêt des versements de commissions après son élection en 1995. Le président Nicolas Sarkozy a qualifié cette piste de «fable», vendredi en marge d'un déplacement à Bruxelles. «C'est ridicule (...) c'est grotesque (...) respectons la douleur des victimes, qui peut croire une fable pareille ?», s'est insurgé le chef de l'Etat. M. Balladur a reconnu jeudi avoir «entendu parler de cette histoire depuis des années» mais souligné que tout s'était déroulé de manière «parfaitement régulière». Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes. Des policiers avaient mis la main, lors d'une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN), sur des documents portant sur des sociétés, Heine et Eurolux, par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d'armements. Un de ces documents, baptisé Nautilus, et que Médiapart attribue à un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), faisait état en septembre 2002 d'une «instrumentalisation» de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée. Selon cette note, au dossier de l'instruction et que l'AFP a pu consulter, «les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l'action poursuivaient un but financier (...) le versement de commissions non honorées». Le versement de commissions, interdit par une convention de l'OCDE de 2000, était encore légal en 1994. D'éventuelles rétro-commissions dont auraient pu bénéficier à cette époque des décideurs français sont par contre réprimées par la loi. Un éventuel financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique mandatées par la DCN. Les policiers avaient alors trouvé à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création de la société Heine du directeur de cabinet de M. Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, laissant «supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995».
Par Momo
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Samedi 28 février 2009
Le gribouillage aide à se concentrer et à mieux mémoriser
Le gribouillage, normalement assimilé à de la désinvolture, permet en fait de renforcer l'attention et de mieux mémoriser des textes ou discours fastidieux, a conclu une étude de l'université de Plymouth (Angleterre) publiée vendredi.
Les volontaires auxquels il a été demandé de griffonner quelque chose tout en écoutant un message téléphonique monocorde, se sont rappelés en moyenne 29% de détails en plus que ceux à qui aucune tâche n'avait été confiée.
Les responsables de l'étude ont demandé aux 40 participants d'écouter un message de deux minutes et demie incluant plusieurs noms de lieux et de personnes, la moitié d'entre eux devant en même temps se livrer à quelques gribouillages.
Au final, il est apparu que ces derniers avaient mémorisé en moyenne 7,5 noms, contre 5,8 pour les personnes qui étaient restées inactives.
« Si quelqu'un effectue une tâche ennuyeuse, comme écouter une conversation téléphonique sans intérêt, il peut commencer à rêvasser. Cela le détourne de son activité, diminuant son niveau de performance », a expliqué le professeur Jackie Andrade.
« Une simple occupation, comme le gribouillage, peut suffire à l'empêcher de rêver tout éveillé, sans affecter sa performance dans sa tâche principale », a-t-elle estimé.
« Cette étude suggère que dans la vie de tous les jours, le gribouillage peut être quelque chose que nous faisons pour nous aider à mener à bien une tâche, plutôt qu'une distraction inutile à laquelle nous devrions résister », a-t-elle affirmé.
Par Momo
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Jeudi 29 janvier 2009
Des échauffourées ont éclaté jeudi peu avant 19H00 lors de la dispersion de la manifestation place de l'Opéra, entre un groupe de 100 à 200 personnes et les forces de l'ordre, selon des sources policières et des journalistes.
Interrompue à plusieurs reprises par les heurts et des feux de poubelles, la circulation avait repris dans le quartier vers 21h30, les CRS regagnant leurs véhicules après dispersion des derniers manifestants.
Un bilan provisoire de la préfecture de police (PP) à 21h25 faisait état d'un blessé dans les rangs des forces de l'ordre, de 13 interpellations, deux véhicules dégradés et de poubelles incendiées.
Un homme blessé par un CRS, selon des témoins, le visage en sang, a été pris en charge par six pompiers vers 21h00 au début du boulevard des Italiens, tandis que la foule agglutinée autour de lui criait des slogans hostiles à la police.
Une voiture a été renversée et incendiée sur le boulevard des Italiens peu après 20h30, une autre, de luxe, a été défoncée. Auparavant, des manifestants avaient mis le feu à des poubelles placées dans la largeur du boulevard, dressant un mur de flammes en face d'un cinéma, à une centaine de mètres de la place de l'Opéra. Un scooter était à terre.
Par une série de charges successives, les forces de l'ordre, progressant rapidement, les ont éloignés de plus en plus de la place de l'Opéra, les poursuivant dans les rues adjacentes et parvenant avant 21h00 boulevard des Italiens.
Les pompiers ont éteint les feux et porté secours à un manifestant resté à terre.
Au même moment, des dizaines de jeunes allumaient des feux de poubelles rue du Quatre-Septembre, avant d'être dispersés de force. Au moins une douzaine d'interpellations ont eu lieu, a constaté un journaliste. Les vitres d'une banque sur le passage ont été brisées. Les manifestants, âgés d'une vingtaine d'années, qui voulaient rejoindre l'Elysée, certains le visage masqué, harcelaient depuis près de trois heures les forces de l'ordre leur barrant la route, lançant divers projectiles, dont des pierres, des bâtons et des bouteilles. «Les gens ont commencé à se rassembler sur la place, la CGT a fait un cordon pour disperser le cortège», a raconté à Fabien Papin, un surveillant de collège de 30 ans, arrivé sur les lieux vers 18h30.
«Rue de la Paix ont commencé des échauffourées entre manifestants et CRS car les manifestants voulaient spontanément marcher vers l'Elysée», a-t-il expliqué.
«On a été gazés tout de suite et il y a eu une dizaine de charges successives et ensuite les gens ont essayé de recommencer boulevard des Capucines», a-t-il ajouté.
«On veut aller à l'Elysée pour être entendu par Sarkozy», avait affirmé à l'AFP l'un d'eux, un étudiant infirmier sous couvert d'anonymat.
«Sarko démission ! Sarko démission !» hurlaient derrière lui les manifestants, mettant le feu à des cartons et des poubelles.
Par Momo
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Jeudi 29 janvier 2009
Le Festival international de la bande dessinée 2009 (FIBD), qui s'est ouvert aujourd'hui à Angoulême, rend hommage jusqu'à dimanche aux classiques du genre, tout en incitant les visiteurs à découvrir les jeunes auteurs et toutes les tendances de la BD.
Grève ou pas grève, les dessinateurs ont entamé le marathon des dédicaces dès l'ouverture des «bulles» qui regroupent les stands des éditeurs dans le centre ville. Plus de 200.000 visiteurs sont attendus en quatre jours à Angoulême et la 36e édition du festival offre un programme copieux, entre anniversaire de stars de la BD et découverte de nouveaux talents.
Grand rendez-vous annuel du secteur en Europe, le FIBD tente de concilier la fête populaire autour de la bande dessinée et une programmation exigeante, ouverte à tous les publics. Selon son directeur artistique, Benoît Mouchart, il entend « offrir un reflet d'actualité, le plus large et le plus juste possible de la bande dessinée, telle qu'elle vit et évolue partout sur la planète ».
Deux vedettes de la BD pour enfants, Boule et Bill, créés en 1959 par le Belge Jean Roba, sont à l'honneur à l'occasion de leur 50e anniversaire. Eternelle salopette bleue pour l'un, truffe noire et luisante pour l'autre, ils ont droit à deux expositions, dont une reconstitution de leur célèbre jardin, avec de nombreux jeux et ateliers pour les plus jeunes.
Pour ses 30 ans, Lucien, le rocker rigolo de Frank Margerin, est lui aussi la vedette d'une expo ludique. Margerin a fait prendre... 30 kilos à son personnage, mais Lucien a toujours la banane et les amateurs de rock et de BD replongeront dans l'ambiance populaire et fraternelle de la série née en 1979.
Avec 200 éditeurs présents et un millier d'auteurs invités, la BD à Angoulême c'est aussi le brassage des générations et l'ouverture à la BD étrangère. Parmi les centaines de dessinateurs annoncés, les visiteurs pourront retrouver les talents confirmés, comme Dupuy-Berbérian («Boboland»), Christophe Blain («Gus»), Christophe Chabouté («Tout seul») ou Baru («Pauvres zhéros»), et découvrir les nouvelles signatures de la BD française.
Mais l'Italien Milo Manara («Le déclic»), l'Anglaise Posy Simmonds («Tamara Drewe»), l'Espagnol Carlos Gimenez («Paracuellos»), le Japonais Shigeru Mizuki («NonNonBâ») ou l'Iranienne Marjane Satrapi («Persépolis»), seront également à l'honneur. Et une exposition est consacrée à la BD sud-africaine, autour de la revue «Bitterkomix», dont quatre auteurs phares seront présents à Angoulême.
Les interrogations sur l'avenir de la bande dessinée, comme le développement et le piratage de la BD sur internet, les effets de la crise économique ou l'enjeu des produits dérivés, seront abordées lors de nombreuses rencontres.
Par Momo
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Mercredi 28 janvier 2009
Le représentant du ministère public a demandé mercredi devant le tribunal correctionnel de Lyon, la relaxe du dessinateur Siné, poursuivi pour «incitation à la haine raciale» dans deux chroniques publiées par le journal satirique Charlie Hebdo.
«La lecture de ces chroniques, on ne peut pas la faire en faisant abstraction de l'hebdomadaire dans lesquelles elles ont été publiées. Charlie Hebdo est un journal satirique. On est sur le terrain de la provocation», a estimé le procureur, Bernard Reynaud.
Il a ajouté qu'il fallait «prendre garde» à «ne pas tomber dans le politiquement correct» et à ne pas «se comporter comme des snipers de la morale». Le jugement sera rendu le 24 février.
Ancienne figure de Charlie Hebdo, Maurice Sinet alias Siné, 80 ans, n'aura pas eu la satisfaction d'entendre ce réquisitoire: victime d'insuffisance respiratoire à son arrivée au tribunal, il a dû partir précipitamment sans même assister à l'audience après avoir été secouru par les pompiers.
«On n'est plus dans la provocation mais dans la transgression de la loi», a plaidé l'avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Me Alain Jakubowicz, qui a dénoncé dans ces chroniques des propos «haineux» contre les musulmans et les «vieux poncifs des juifs et de l'argent».
La chronique la plus controversée est celle publiée le 2 juillet 2008 dans laquelle Siné ironisait sur l'éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, avant son mariage avec la fille du fondateur des magasins Darty.
«Ce que je voulais dénoncer dans ma rubrique, c'était l'arrivisme de M. Sarkozy», s'était défendu Siné mardi à la barre.
«En quoi la dénonciation de l'ascenseur social de Maurice Sinet est-il accrédité par le fait que la fiancée de Jean Sarkozy soit juive ?», a ajouté Me Jakubowicz pour qui «Jean Sarkozy est le vecteur, celui qui sert à la démonstration du propos antisémite».
La citation de la Licra vise aussi une chronique précédente, publiée le 11 juin, dans laquelle le dessinateur critique dans des termes crus certains pratiquants chrétiens et juifs mais aussi les femmes musulmanes voilées, qui, selon le texte, «prolifèrent» dans son quartier.
«Dans le langage populaire, ceux qui prolifèrent, ce sont les insectes, les microbes, les animaux», a fait valoir Me Jakubowicz.
«Siné n'a pas fait autre chose que d'exercer une critique virulente et satirique des dangers du port de signes ostentatoires pour l'unité de la République», a déclaré Me Dominique Tricaud, conseil de Siné.
Il a aussi estimé que le terme «antisémitisme» avait été «instrumentalisé» dans ce procès.
Le procès de Siné à Lyon a été précédé la semaine dernière d'un volet «parisien», le tribunal correctionnel de Paris ayant examiné la plainte pour diffamation du dessinateur contre le journaliste Claude Askolovitch, qui l'avait taxé d'antisémitisme. Le jugement dans ce volet sera rendu le 3 mars.
Par Momo
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Vendredi 10 octobre 2008
L'acteur américain Forest Whitaker va réaliser un film sur le musicien de jazz Louis Armstrong, dont il interprétera également le rôle, rapporte mercredi la presse spécialisée hollywoodienne. Forest Whitaker, 47 ans, qui a remporté un Oscar pour son interprétation du dictateur ougandais Idi Amin Dada dans «Le dernier roi d'Ecosse» en 2007, fera ses débuts derrière la caméra à l'occasion du tournage de ce film intitulé «What a wonderful world», indique le journal spécialisé Variety. Le film sera coproduit par la société de production parisienne Légende, qui avait également produit le film «La vie en rose» sur Edith Piaf, avec à la clé un Oscar pour l'actrice française Marion Cotillard. «Armstrong a laissé une trace énorme dans nos vie et dans notre culture», a souligné devant la presse Forest Whitaker, qui avait déjà incarné un monstre sacré du jazz, Charlie Parker, dans «Bird» de Clint Eastwood. Armstrong «a vécu une vie extraordinaire, et par son art il a changé la manière de jouer et d'écouter de la musique, non seulement ici aux Etats-Unis, mais dans le monde», a-t-il souligné. Le tournage doit commencer l'été prochain en Louisiane.
Par Momo
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Vendredi 10 octobre 2008
Le site communautaire Facebook a déclaré jeudi compter 4,1 millions d'utilisateurs actifs en France, ce qui fait de lui le premier réseau de socialisation devant MySpace, et a annoncé vouloir y ouvrir prochainement des bureaux pour «répondre à la croissance constante du service». «Nous avons plus de 4,1 millions d'utilisateurs actifs en France. La croissance a été très rapide depuis le lancement du site en français» en mars, a déclaré le directeur du développement international, Javier Olivan, lors d'une conférence de presse à Paris. Selon lui, «7 millions de messages et 30 millions de photos y sont postés chaque mois». Fort de son succès dans l'Hexagone, Facebook a décidé d'y installer «dans les prochains mois» ses propres bureaux. «La France a été un des pays qui nous a le plus surpris au moment de la traduction du site» par les utilisateurs, qui s'est faite en 24 heures, contre deux semaines en Espagne, a ajouté M. Olivan. Début 2008, Facebook a lancé le site en espagnol, allemand et français pour élargir son public. Il est désormais disponible en une vingtaine de langues. Plus des deux tiers de ses utilisateurs se trouvent ainsi aujourd'hui en dehors des Etats-Unis, alors qu'ils n'étaient que 7% en 2006. Interrogé sur son éventuelle diversification dans la musique, à l'image de son homologue MySpace qui a lancé MusicSpace, un site de musiques à télécharger ou écouter, M. Olivan a déclaré que «pour le moment, Facebook se concentrait sur la croissance de son site» et sur le fait de le rendre «le plus accessible et attractif possible». Concernant la protection des informations personnelles, un sujet sensible, le responsable des questions de vie privée Chris Kelly a affirmé que la suppression d'un profil entraînait l'effacement des données de la base de Facebook. Par ailleurs, alors que des informations de presse évoquent un pourcentage de 20 à 40% de faux profils sur Facebook -- créés par exemple pour contaminer les autres utilisateurs -- il a souligné que «ce chiffre était totalement inexact», tout en se refusant à révéler des statistiques internes.
Par Momo
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Vendredi 10 octobre 2008
Près d'un Autrichien de moins de 30 ans sur deux a voté pour l'un des deux partis d'extrême droite lors des législatives du 28 septembre, rapporte le magazine hebdomadaire Profil, se fondant sur les résultats d'une enquête électorale de l'institut GfK. Le parti extrême droite FPÖ de Heinz-Christian Strache et la formation populiste de Jörg Haider, BZÖ totalisent 43% des suffrages chez les 16 à 29 ans et même 47% chez les primo-votants (la majorité électorale ayant été fixée pour la première fois à 16 ans pour un scrutin national). Les premières analyses au lendemain du scrutin attribuaient un tiers des voix à ces deux formations d'extrême droite qui se sont hissées au troisème et quatrième rang de l'échiquier politique en Autriche derrière les sociaux-décmorates et les conservateurs. «Je ne les attendais pas aussi haut. Ce qui est également surprenant c'est que des jeunes aient, plus que la moyenne, voté pour le BZÖ qui s'adresse d'ordinaire à des électeurs plus âgés», a commenté pour l'AFP Manfred Zentner, sociologue à l'Institut de recherche sur la culture de la jeunesse (IJKF). «Les autres partis ne semblent pas avoir trouvé de réponse pour les jeunes», estime le politologue Peter Ulram cité dans Profil. «Les jeunes ont peur d'être moins bien lotis que la génération précédente. Leur première préoccupation était les étrangers et le FPÖ était le seul parti à proposer quelque chose de concret», analyse M. Zentner, faisant allusion à la rhétorique anti-immigration du FPÖ et à ses propositions de réserver les prestations sociales en priorité aux Autrichiens. Le chef de file du FPÖ, Heinz-Christian Strache, benjamin des têtes de liste (39 ans) et prothésiste dentaire de formation, a également ciblé particulièrement sa campagne sur les jeunes, fréquentant les discothèques et chantant même un rap à sa gloire. Selon les résultats définitifs du scrutin, le FPÖ a recueilli 17,5% des voix et le BZÖ 10,7%, derrière les sociaux-démocrates (SPÖ) à 29,3% et les conservateurs (ÖVP) à 26%. Les écologistes du parti des Verts ont été relégué en 4e place avec 10,4% des voix.
Par Momo
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  • : Né avec un crayon à papier HB à la main, ce qui fut très difficile pour ma maman, dessinateur, infographiste (amateur) sur Totoshop, illustrateur, créateur de flyers...

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