Gribouillages

Dimanche 6 septembre 2009
Même si les wagons du métro de New York sont aujourd'hui débarrassés de leurs célèbres graffitis, la peinture murale à l'aérosol survit et se réinvente dans la ville qui l'a vue naître.
La lutte que mène le maire Michael Bloomberg contre ces manifestations du talent artistique, la plupart du temps nocturnes, se renforce chaque année.
En 2008, la trentaine de camions qui patrouillent quotidiennement, équipés de pompes puissantes projetant un mélange d'eau et de produit chimique, avaient nettoyé 8.496 graffitis, contre 5.990 en 2007. Les services municipaux estiment qu'ils en auront lavés 8.500 à la fin de l'année 2009.
Les règlements laissent de moins en moins de temps aux propriétaires des immeubles pour déclarer le «tag» et spécifier s'ils veulent le conserver. «Nous devenons de plus en plus combatifs», a précisé à l'AFP un employé souhaitant conserver l'anonymat.
Durant les années 1970 et 1980, les wagons du métro à New York étaient entièrement recouverts de graffitis. Ce n'est plus le cas, mais on peut voir ces dessins partout dans la ville, sur les ponts, les façades des immeubles, les rideaux de fer des magasins, les quais de gare.
Eric Felisbret, 46 ans, est un artiste de longue date et historien du phénomène. «Le graffiti est aussi vieux que l'humanité», rappelle-t-il.
Auteur d'un livre, «Graffiti NEW YORK», qui doit paraître cette année, il souligne qu'en «nettoyant les rames, (les autorités) n'ont pas éliminé les tagueurs, elles les ont simplement dispersés.»
New York attire même les artistes ambitieux, qui viennent de Berlin et Sao Paulo pour laisser leur empreinte, même éphémère.
«Beaucoup viennent en pèlerinage», dit Felisbret. «Et dans un CV, il est bon de noter qu'on a tagué à New York», ajoute-t-il.
Pour les autorités, il s'agit purement et simplement de vandalisme, qui dégrade les immeubles et fait baisser leur prix.
Pourtant, cette sous-culture est très riche, avec ses lois, ses genres, ses héros, d'énigmatiques personnages pas toujours repérables comme Iz the Whiz à New York, JA l'imprenable, qui n'a jamais été arrêté, ou le globe-trotter britannique Banksy, dont on ne connaît pas la physionomie.
Leur langage est spécifique. Les «tags» sont une brève signature qui s'exécute en quelques secondes, les «calligraphies» («throw-ups») sont plus complexes, utilisent des lettres en couleurs et requièrent deux à trois minutes.
Enfin, viennent les «fresques» murales, exécutées en quelques heures.
Les artistes ont des objectifs différents, certains veulent «taguer» le plus possible avec leur seule signature, d'autres ont des ambitions plus artistiques. «Ils auraient pu être sculpteurs ou faire de la peinture à l'huile», assure Felisbret.
Traditionnellement, les plus respectés sont ceux qui bravent le danger en s'aventurant dans les tunnels du métro, sur des ponts ou escaladent les façades d'immeubles.
Les sanctions ne sont pas rédhibitoires et concourent parfois à la notoriété. Le graffiti est qualifié de délit mineur, les peines encourues sont une amende maximale de 1.000 dollars et/ou un an de prison.
Les peintures murales ont bien sûr été récupérées par l'économie et ont fait leur entrée dans le monde du design et du commerce. Des tagueurs sont ainsi passés de la clandestinité nocturne à une collaboration fructueuse avec des créateurs de prêt-à-porter ou des fabricants de jeux vidéo.
Par Momo
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Dimanche 23 août 2009
Chen Chuang, diplômé en design de 23 ans, écrit à la bombe, sur un mur de Pékin, en grandes lettres bleues, la signature de son clan: il fait partie d'un petit groupe, en pleine expansion, de jeunes artistes, qui répandent le graffiti en Chine, où il était jusqu'ici peu connu. Le graffiti «n'est pas vraiment illégal», assure son ami Liu Yuchen. «Mais si l'on est pris, cela peut être assez grave», ajoute aussitôt Che, qui une fois son graffiti réalisé, s'empresse de filer. Apparu en Chine depuis quelques années, le graffiti, contrairement à sa pratique en occident où il sert parfois de porte-voix politique, s'attache avant tout en Chine à une dimension esthétique. «Le graffiti en Chine s'est débarrassé du côté agressif ou revendicatif qu'il véhicule en occident», explique Luo Zhongli, directeur de l'Institut des Beaux arts du Sichuan. En Chine, «il est plus lié à l'esthétique de la vie quotidienne, et a plus à voir avec la mode». Selon Chen et Liu, la plupart des artistes chinois se sont mis au graffiti après l'avoir découvert à travers Internet, le cinéma, les magazines ou grâce à des amis qui ont voyagé à l'étranger. L'essentiel des oeuvres des deux amis évoque des bandes dessinées, des images abstraites ou des mots colorés, mais n'aborde pas la politique. «Il y a très peu de gens à Pékin qui font du graffiti, et si j'inscris mon nom sur un mur et que j'aborde des choses négatives, la police me trouvera facilement», assure Chen. «On ne peut pas évoquer des thèmes politiques», confirme un autre artiste, venu de la ville de Xian (nord). «Si on le fait, ce doit être favorable au gouvernement et au parti», assure Seker, jeune diplômé de 18 ans, qui utilise un pseudonyme. Chen explique lui qu'il peint en fonction des sujets qui l'inspirent, comme le tremblement de terre au Sichuan de mai 2008 ou le massacre de Nankin par les Japonais en 1937. Phénomène relativement nouveau, le graffiti n'est encadré par aucune réglementation en Chine. Chen affirme cependant connaître des gens qui ont passé plusieurs jours au poste ou ont écopé d'amendes pour avoir peint sur les murs. De plus en plus, sur le modèle occidental où des artistes comme le Britannique Banksy ont leur place dans les galeries d'art, le graffiti gagne ses lettres de noblesse. Un artiste chinois, Zhang Dali, s'est ainsi taillé une célébrité locale dans les années 90 en peignant des têtes chauves sur les murs d'immeubles pékinois destinés à la démolition. «Depuis quelques années, les graffitis sont partout. Pour les jeunes artistes, c'est une nouvelle expérience d'une nouvelle forme d'art», explique Luo. Mais malgré l'intérêt croissant des médias, la population chinoise y est encore peu familiarisée. «Très peu de gens s'adonnent au graffiti et encore moins sont au courant», explique Nat, membre du groupe Kwanyin, qui tente de vivre de cette forme d'art en les vendant. «Les gens ne comprennent pas vraiment et n'y prêtent pas attention, mais il y a un vrai potentiel de développement», assure l'artiste.
Par Momo
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Vendredi 26 juin 2009
Par Momo
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Mardi 9 juin 2009
Par Momo
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Jeudi 28 mai 2009
Ils sont biens les nouveaux stickers de mon poto Roskö... Allez voir son blog (dans mes liens), il est tout aussi bien.
Par Momo
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Mercredi 27 mai 2009

??

Par Momo
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Mardi 26 mai 2009
Par Momo
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Jeudi 21 mai 2009

Par Momo
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Mardi 12 mai 2009
J'aime bien le début de semaine, seul à la maison, quand il fait pas un temps de printemps au printemps...
Par Momo
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Vendredi 8 mai 2009
Par Momo
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  • : Momo
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  • : 16/05/1973
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  • : Né avec un crayon à papier HB à la main, ce qui fut très difficile pour ma maman, dessinateur, infographiste (amateur) sur Totoshop, illustrateur, créateur de flyers...

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