Musique

Jeudi 3 septembre 2009
La police britannique a annoncé lundi qu'elle allait rouvrir l'enquête sur la mort de Brian Jones, guitariste des Rolling Stones, dont la mort par noyade dans sa piscine en 1969 avait été classée comme un accident, les rumeurs sur un meurtre restant malgré cela vivaces.
Un porte-parole de la police du Sussex, dans le sud-est de l'Angleterre, a déclaré que les enquêteurs allaient examiner des documents transmis par «un journaliste d'investigation sur l'affaire de la mort de Brian Jones».
Mais «il est trop tôt pour faire des commentaires sur les résultats» de ces examens, a-t-il ajouté.
Selon le journal dominical Mail On Sunday, le journaliste Scott Jones qui n'a pas de liens de famille avec Brian Jones, a rassemblé 600 documents sur le musicien mort à l'âge de 27 ans et les a transmis à la police.
Brian Jones était un membre fondateur des Rolling Stones et a apparemment trouvé le nom pour le groupe de rock. Son influence au sein du groupe a diminué au fur et à mesure que s'imposaient Mick Jagger et l'autre guitariste, Keith Richards.
Dépendant de plus en plus de drogues et d'alcool, Brian Jones a quitté le groupe un mois avant sa mort en juillet 1969 dans sa propriété du Sussex, où il a été découvert noyé dans sa piscine.
Al'époque, l'enquête a conclu à un accident, mais les conjectures sur un éventuel meurtre n'ont jamais complètement cessé.
Le Mail on Sunday affirme qu'une employée de maison, qui a découvert le cadavre, a déclaré qu'elle avait vu son garde du corps sauter dans la piscine et «faire quelque chose à Brian». Ce garde du corps est mort entre-temps.
Par Momo
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Samedi 29 août 2009
e groupe britannique Oasis, aussi célèbre pour sa musique que ses frasques, a annulé à la dernière minute son concert au festival Rock en Seine vendredi soir près de Paris et Noel Gallagher a annoncé dans la foulée qu'il quittait le groupe après une altercation avec son frère Liam. «C'est avec une certaine tristesse et avec un grand soulagement que je vous annonce que je quitte Oasis ce soir. Les gens écriront et diront ce qu'ils veulent, mais je ne pouvais tout simplement plus travailler avec Liam un jour de plus», déclare le guitariste fondateur du groupe avec son frère, dans un bref message sur le site internet d'Oasis. Quelques minutes seulement avant le début du concert du groupe anglais, tête d'affiche de la premier soirée du festival, l'organisation est intervenue au micro pour annoncer aux 30.OOO spectateurs que le concert était annulé. «Dans l'après-midi, Oasis était présent dans les loges et le groupe se préparait pour son concert, tout se passait bien», a expliqué à la presse le directeur de Rock en Seine, François Missonnier. «Pour des raisons, que l'on ne connaît pas une bagarre a éclaté entre les deux frères. Noel a quitté le festival et personne n'a réussi à le faire revenir», a-t-il relaté, parlant même d'une guitare fracassée. Le reste de la tournée européenne du groupe, qui devait se produire samedi au Rock Am See Festival en Allemagne et dimanche au I-Day Festival de Milan, est annulé, a ajouté M. Missonnier. Les frères Gallagher, qui forment l'épine dorsale d'Oasis, sont réputés pour leurs fréquentes et parfois violents disputes, depuis le début du groupe en 1991. Mais, les deux frères originaires de Manchester, avaient jusqu'à présent toujours réussi à se rabibocher. Leur tournée mondiale, entamée il y a treize mois à la suite de la parution de leur dernier album «Dig out your soul» en 2008, se déroulait dans une ambiance notoirement tendue, les deux frères admettant rarement se parler. Depuis plusieurs mois, ils avaient pris l'habitude de se quereller via le site de micro-blogging Twitter. La semaine dernière, le groupe avait dû démentir sur son site internet des rumeurs de séparation, à la suite de l'annulation d'une date dans un festival anglais, officiellement suite à une laryngite dont souffrait Liam, le chanteur du groupe. Véritable institution en Grande-Bretagne, Oasis est, aux côtés de Blur, un des groupes majeurs issu de la vague britpop dans les années 90. Le groupe a signé sept albums, dont «Definitely Maybe» et «(What's the story) Morning Glory ?». Certains de leurs titres comme «Wonderwall», «live forever» ou «dont'look back in anger» sont devenus des hymnes repris en choeur par des milliers de leurs fans lors de leurs concerts donnés régulièrement dans des stades du monde entier. Pour Rock en Seine, il s'agit de la deuxième désillusion consécutive. En 2008, la chanteuse soul Amy Winehouse, elle aussi tête d'affiche, avait annulé sa venue à la dernière minute. Comme, il l'avait fait l'année dernière, le festival, qui affichait complet pour cette première journée, va mettre en place un dédommagement pour les spectateurs. Vendredi soir, ce sont les vétérans du ska Madness, de retour sur scène pour leurs trente ans de carrière, qui ont accepté au débotté de remplacer Oasis, après une première prestation dans l'après-midi qui avait ravi les festivaliers. Sous le choc, le public de Rock en Seine, dont une bonne partie portait des T-shirts du groupe, a réagi avec abattement et résignation au faux-bond d'Oasis. «J'en ai fini avec eux. Comment peuvent-ils traiter leur fans de cette façon?», déplorait Katie Evan, une avocate de 25 ans, qui avait dépensé 500 euros pour venir de Dublin assister au concert.
Par Momo
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Vendredi 14 août 2009
Le guitariste virtuose américain Les Paul, dont les innovations en matière d'enregistrement ont révolutionné la musique rock, est mort jeudi à l'âge de 94 ans, a annoncé dans un communiqué la compagnie Gibson Guitars, qui fabrique les guitares portant son nom. Les Paul «est mort aujourd'hui à la suite de complications d'une pneumonie sévère» à White Plains, dans l'Etat de New York (nord-est) «entouré de sa famille et de ceux qu'il aimait», indique Gibson. Les Paul était «l'une des influences majeures du son du 20e siècle et est à l'origine de la plus célèbre guitare du monde» qui porte son nom, rappelle Gibson, qui fabrique le modèle «Les Paul». «Aujourd'hui, un nombre incalculable de légendes de la musique considèrent la guitare emblématique de Paul comme inégalée pour le son et pour les prouesses» qu'elle permet, ajoute le communiqué. Mais avant de se mettre à façonner des guitares, Lester William Polsfuss fut d'abord un virtuose de la six cordes. Son style mêlant jazz, swing et airs folkloriques américains lui permit de donner la réplique sur scène à Nat King Cole ou Louis Armstrong, alors qu'il n'avait que la trentaine. Les Paul eut également le privilège de se produire régulièrement avec Bing Crosby, un «crooner» qui connut son heure de gloire juste avant la Seconde Guerre mondiale, grâce à la radio notamment. «It's been a long, long time» qui alliait les talents de guitariste de Les Paul à la voix mielleuse de Bing Crosby se hissa à la première place des ventes de disques en 1945 avec plus d'un million d'exemplaires vendus. Mais c'est dans le domaine de l'enregistrement de musique et dans l'accoustique que Les Paul se révéla. En 1952, la firme Gibson commença à fabriquer la fameuse «Les Paul». L'apport principal de la guitare était d'être munie d'un «corps plein», par opposition aux guitares électriques de l'époque dont la partie centrale était faite d'un morceau de bois creux. Les musiciens contemporains -- de rock principalement -- doivent également à Les Paul le magnétophone multipiste. Jusqu'alors -- la Seconde Guerre mondiale venait de se terminer -- les musiciens devaient en effet enregistrer leurs morceaux ensemble, dans les conditions du direct. Le magnétophone de Les Paul permit à chacun d'enregistrer sa partie, puis de mixer le tout sur une seule et même piste. «Il n'existe aucun mot qui permette de décrire Les Paul de façon appropriée. La langue anglaise n'est pas assez riche pour rendre justice à un tel homme tel que Les», a dit Dave Berryman, le président de Gibson Guitars, à l'annonce de la mort du guitariste.
Par Momo
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Vendredi 14 août 2009
Des mères fantaisistes aux pseudo-épouses, en passant par le fantôme de Neverland et les Raéliens aux rêves de clonage, les doux-dingues qui fleurissent depuis la mort de Michael Jackson ne sont pas loin d'égaler le «roi de la pop» en matière d'excentricités. Ace jour, la palme revient assurément aux trois femmes qui se prétendent épouse ou égérie de Michael Jackson et mère de ses enfants, et qui n'ont pas hésité à réclamer leur dû devant la Cour supérieure de Los Angeles. La première à faire son apparition, quelques jours après la mort du chanteur, le 25 juin, fut Nona Paris Ankhesenamun Jackson, qui prétend depuis des années être la femme légitime de la pop-star. D'un ton péremptoire, elle exigeait alors, depuis Londres, que «toutes les possessions» de son «mari» lui soient remises «immédiatement». Et ajoutait, en forme d'hommage au «roi de la pop»: «Bien qu'il soit mort sur cette terre, il vit avec mon père Khalid Lucifer» -- ni plus ni moins que Satan. Apeine Nona retrouvait-elle son anonymat londonien qu'une autre habituée des tribunaux californiens, Billie Jean Jackson -- qui prétend être à l'origine du tube de la pop-star «Billie Jean» -- réclamait un droit de visite de Prince Michael II, 7 ans, le cadet des trois enfants Jackson. Sans aller jusqu'à se prétendre la mère de l'enfant -- né d'une mère de substitution dont l'identité, jamais révélée, nourrit tous les fantasmes --, Billie Jean a demandé à la cour de pouvoir voir Prince Michael II «les jeudi, vendredi et samedi à 14H00». Mais tout cela n'était rien comparé aux «révélations» faites lundi par Claire Elisabeth Fields Cruise lors d'une conférence de presse improvisée devant la cour supérieure de Los Angeles, dans le centre de la ville. Non contente de se déclarer l'épouse de Michael Jackson et la mère biologique de ses trois enfants, tous conçus avec des pères différents, elle déclarait également que le «roi de la pop» était le père de... Connor Cruise, le fils adoptif noir de Tom Cruise et Nicole Kidman. Devant une petite foule médusée, elle a affirmé que le chanteur «avait toujours su» qu'il était le père de Connor, et qu'il avait été «ravi» de donner l'enfant au couple d'acteurs. La conférence de presse, visible sur le site de partage de vidéos YouTube, a fait depuis le tour du net, tout comme les autres élucubrations de Fields Cruise, qui affirme pêle-mêle sur son site MySpace être la mère de l'acteur Leonardo di Caprio et du mannequin vedette Gisele Bundchen, et avoir été candidate à l'élection présidentielle américaine en 2008. Le sort de la dépouille du chanteur, dont la sépulture reste un mystère sept semaines après sa mort, a aussi offert son lot d'histoires fantaisistes. Le docteur Gunther von Hagens, inventeur de la plastination - un procédé d'embaumement - et promoteur d'une exposition «anatomique» controversée, exposant de vrais corps humains, avait assuré à un tabloïd anglais qu'«un accord avait été trouvé pour plastiner le +roi de la pop+». Le chanteur devait être exposé dans la salle londonienne du O2 Centre, au côté de son chimpanzé Bubbles, également plastiné. Pour le mouvement canadien des Raéliens, Michael Jackson a tout simplement été cloné et vit aujourd'hui «sur la planète des Elohim éternels», ces êtres arrivés sur Terre en soucoupes volantes et qui ont créé les hommes par clonage. Amoins que le chanteur de «Thriller» ne hante désormais son ranch californien de Neverland... Les caméras de CNN ont en effet filmé une ombre furtive dans le couloirs de la demeure, aussitôt identifiée par les fans comme le fantôme de Jackson. La vidéo circule sur internet et fait le bonheur des blogueurs.
Par Momo
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Mercredi 12 août 2009
Alors que la nostalgie du 40e anniversaire de Woodstock a atteint son zénith, le Wall Street Journal a rappelé à ses lecteurs que tout le monde n'avait pas eu un jugement positif sur le célèbre festival de rock. «Dégoûtant ou pitoyable ou les deux mais en tous cas écoeurant», tempêtait le 28 août 1969 un éditorial republié par le quotidien économique à l'occasion du 40e anniversaire du festival. «Nous n'allons pas débattre de la question de savoir si le rock est une forme dégénérée de musique; nous n'aimons pas le rock, mais peu importe», expliquait le journal il y a 40 ans, en ajoutant: «Si on regarde comment le rock se présente, on est obligés de le placer à un niveau inférieur sur l'échelle de la culture.» La publication de cet édito passionné montre à quel point les jugements ont changé en ce qui concerne le festival qui s'est tenu entre le 15 et le 18 août 1969 à Bethel, près de New York. Aujourd'hui les médias traitent l'événement avec un profond respect, presque avec révérence. Documentaires, interviews d'artistes de l'époque, livres et un long-métrage sont sortis pour marquer l'anniversaire. Le Wall Street journal de vendredi a même consacré trois pleines pages à l'événement. Les choses devaient apparaître de façon bien plus alarmante à la direction du journal à l'époque quand elle méditait sur l'ascension de la jeunesse de Woodstock, aujourd'hui qualifiée de génération des baby boomer. «Ce serait un drôle de pays si on trouvait à sa tête des gens pas lavés et plus ou moins défoncés en permanence à la marijuana ou au LSD», écrivait le journal à l'époque.
Par Momo
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Mardi 11 août 2009
Décès, carrière phénoménale ou descente aux enfers, les artistes de Woodstock ont connu des destins divers, mais nombre d'entre eux continuent de jouer 40 ans après et restent marqués par les idéaux du «summer of love». Quatre minutes résument les trois jours de liberté, de musique et de rejet de la guerre du Vietnam que furent Woodstock: la déconstruction de l'hymne américain par Jimi Hendrix. C'est l'apogée du guitar hero. Après une dernière prestation mitigée au festival de l'île de Wight, il est retrouvé mort à 27 ans le 18 septembre 1970. La voix brisée de Janis Joplin s'éteint un mois plus tard. Leur décès, ainsi que ceux de Brian Jones et Jim Morrison à quelques mois d'intervalle, symbolise la fin d'une époque marquée par l'expérimentation de drogues en tous genres. Mais la plupart des artistes qui se sont produits à Woodstock sont toujours sur scène 40 ans après. Pour certains, le festival -- et surtout le film et le disque qui captureront l'événement -- a été un tremplin. C'est le cas d'un ancien plombier de Sheffield, qui y reprend la chanson des Beatles «With a little help from my friends». Son interprétation compulsive fait de Joe Cocker une star. Après une descente aux enfers, il refera miraculeusement surface dans les années 80 grâce à une série de succès grand public: «You can leave your hat on», «Unchain my heart»... Woodstock marque également le début de Carlos Santana et sa fusion inédite de jazz, de rock et de rythmes latino-américains. Il triomphera en 1999, avec «Supernatural» qui se vend à quelque 25 millions d'exemplaires. Le guitariste, qui a sorti son 38e album en octobre, songe désormais à sa reconversion: il veut raccrocher dans sept ans... pour devenir pasteur. Après la mort de leur batteur Keith Moon, The Who se séparent en 1982, mais se réunissent épisodiquement pour des concerts et des tournées. Les deux seuls survivants, Roger Daltrey et Pete Townshend, ont enregistré un nouvel album studio «Endless Wire» en 2006. Déjà pape de l'acid-rock en 1969, Grateful Dead continuera de battre des records d'affluence aux Etats-Unis, jusqu'au décès de son leader, Jerry Garcia, en 1995. Autre pionnier du rock psychédélique, Jefferson Airplane se délite peu après Woodstock, mais les membres de groupe n'ont depuis cessé de se retrouver au sein de la formation ou de ses émanations : Jefferson Starship, Starship, KBC... Toujours à l'affiche de festivals majeurs, Crosby, Stills & Nash ont poursuivi leur carrière à ce jour, alternant albums en solo et retour en groupe, avec ou sans leur partenaire épisodique Neil Young. De tous les artistes de Woodstock, c'est lui qui aura le mieux su réactualiser son style, opérant constamment des virages entre folk, country, et rock garage, tentant même des explorations électroniques. Dans les années 90, Neil Young est devenu la figure tutélaire d'une nouvelle génération de musiciens (Sonic Youth, Nirvana...) inspirés par sa musique brute et ses textes sombres. Il sera le parrain du grunge. Parallèlement, beaucoup de musiciens sont restés très attachés aux idéaux hippies. Richie Havens qui avait ouvert le festival avec «Freedom» s'est impliqué dans l'éducation des enfants à l'écologie, Joan Baez a chanté pour Solidarnosc, le Cambodge et plus récemment l'Iran. Quant à Country Joe McDonald, auteur de l'hymne des manifestations anti Vietnam : «un, deux, trois, pourquoi nous battons nous ? Ne me demandez pas, je m'en fous, prochain arrêt le Vietnam», son engagement auprès des vétérans l'a conduit à devenir un spécialiste de l'infirmière de guerre Florence Nightingale.
Par Momo
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Lundi 10 août 2009
Michele Dean était une «fille gentille et comme il faut» en arrivant au festival de rock de Woodstock en 1969. Pas pour longtemps... Les premiers à accueillir cette lycéenne de 17 ans furent «deux types et une fille sortis d'un lac complètement nus». «Ciel ! A cette époque on n'était pas habitué à ce genre de scènes», s'exclame 40 ans après la technicienne de 57 ans qui travaille chez IBM. Puis la foule -- près d'un demi-million de personnes, la clôture de sécurité n'a pas tenu longtemps -- est arrivée, et avec elle trois jours de rock libéré, beaucoup de drogue et encore plus de corps dénudés. «J'ai passé tout le festival bouche bée», se souvient Mme Dean. Même 40 ans plus tard, elle reste stupéfaite. Pour ceux qui étaient là, Woodstock a été un moment magique: il n'y avait plus de règles, les hippies avaient pris le pouvoir et des géants du rock comme Jimi Hendrix étaient à leur zénith. Woodstock, c'était un vrai miracle, explique Mel Lawrence, un des directeurs du festival organisé à une centaine de kilomètres de New York. Le festival a failli capoter lorsque des habitants de Wallkill, près de la petite ville de Woodstock où les concerts devaient avoir lieu à l'origine, ont tout d'un coup retiré leur permission. Un nouveau site a été trouvé dans une ferme de Bethel, non loin de là. Avec moins d'un mois pour installer la scène, la sono, la logistique pour accueillir des dizaines de milliers de personnes et... l'électricité. «On avait seulement 28 jours pour monter le site. Il y a eu une vingtaine de jours de pluie, on n'avait plus d'argent, mais on l'a fait», rappelle Mel Lawrence. Et les défis ne faisaient que commencer pour les organisateurs qui avaient prévu 100.000 personnes et qui ont dû en gérer quatre fois plus. Quand la barrière de sécurité est tombée, le festival est devenu un événement gratuit. Les routes étaient tellement bouchées que beaucoup y abandonnèrent leurs véhicules. Sans oublier qu'il y avait peu de sanitaires et quasiment pas d'abris. «Et puis à un moment, le deuxième jour, il n'y a plus rien eu à manger», se rappelle Mel Lawrence. Face au chaos qui se dessinait, les organisateurs pas très organisés, les leaders de la contre-culture, les esprits conservateurs du coin et des tonnes de fans de rock rassemblés pour l'occasion se sont serré les coudes. Les habitants ont fourni des provisions, les organisateurs ont obtenu des cargaisons d'assiettes en carton, rendant possible le fameux «petit-déjeuner au lit pour 400.000 personnes» servi dans un champ inondé par la pluie. Michele Dean se souvient de spectateurs montrant un vrai esprit hippie, partageant tout, sans mauvaises vibrations. Quand deux jeunes commençaient à se battre, «les gens les entouraient et les deux types s'arrêtaient en se serrant dans les bras», se souvient-elle. Une bonne part de cet esprit «peace and love» tenait sans doute aux nuages de marijuana qui flottaient. «Je dirais que la moitié des gens prenait de la drogue», témoigne l'ancien policier Robert Fink. «C'était partout. Il n'y avait pas besoin de fumer pour être dans les vapes». L'ex-policier, 73 ans aujourd'hui, était censé rejoindre son poste, installé dans une caravane. «Au moment où je suis arrivé, c'était trop tard. Ce n'était plus possible de rentrer, les voitures ne pouvaient même plus se garer». S'il y était parvenu, comment aurait-il pu arrêter l'équivalent d'une petite ville ? «Ce n'était pas possible,» répond-il. «C'était un instant sauvage». Pour Mel Lawrence, «vous ne pouvez pas planifier un tel événement. Il doit être le fruit d'une série de circonstances qui se rejoignent mystérieusement».
Par Momo
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Samedi 8 août 2009
Le chanteur et guitariste américain Willy DeVille, explorateur d'une Amérique métisse et auteur d'une élégante version mariachi du standard «Hey Joe», est mort, a-t-on appris vendredi auprès de son organisateur de tournées français Caramba Spectacles. Le musicien, qui allait fêter ses 56 ans, s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi des suites d'un cancer du pancréas foudroyant, à New York, sa ville natale. «Willy DeVille s'en est allé rejoindre cette nuit Edith Piaf, Jack Nitzsche et Johnny Thunders», a indiqué Caramba Spectacles, en référence à la chanteuse française qu'il admirait, à son producteur et à son compère des New York Dolls, avec qui il avait débuté en pleine vague punk. Le chanteur, qui prévoyait de travailler sur un nouvel album en 2010, avait quelques mois auparavant dû annuler une tournée européenne prévue cet automne, à la suite d'ennuis de santé. Avec son groupe Mink Deville, il se produit sur la scène du légendaire club new-yorkais le CBGC's aux côtés des Ramones, avant d'enregistrer son premier album «Cabretta», avec Nitzsche, ancien arrangeur de Phil Spector. Plus apprécié en Europe que dans son pays, Willy DeVille entame une carrière solo en 1987. Il explore toute la mythologie musicale de l'Amérique et de ses métissages, mêlant le rythm and blues urbain des années 50 et 60 aux sonorités latino et portoricaines. Après des incursions dans la soul et la salsa, sa musique s'imprègne des influences cajun de la Nouvelle-Orléans, où il s'installe dans les années 90. C'est à cette période qu'il reprend le classique du rock américain «Hey Joe», en y apposant d'inattendues tonalités mariachi, qui conviennent à merveille à son look de dandy émacié, longs cheveux noirs et fine moustache. Le titre, qui lui vaut un succès international, est tiré de son album le plus abouti «Backstreets of Desire» (1992), sur lequel il collabore avec le légendaire bluesman Doctor John, inspirateur d'Eric Clapton et des Rolling Stones. Amoureux de l'Hexagone, où il y avait enregistré une partie de son émouvant album «Le Chat Bleu» (1980), ce crooner à la voix rauque et sensuelle était particulièrement apprécié du public français. Son dernier album «Pistola» est paru en 2008.
Par Momo
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Dimanche 5 juillet 2009
La 21e édition des Eurockéennes de Belfort, qui se termine dans la nuit de dimanche soir, a enregistré un franc succès avec près de 95.000 visiteurs sur les trois jours de festivités, soit presque autant que l'année dernière, ont annoncé les organisateurs.
«Nous sommes encore plus fiers d'avoir réussi cette édition que la précédente (qui avait réuni 100.000 personnes), car la 20e avait un côté forcément plus prestigieux. Cette fois, il n'y a pas de bougies à souffler, il y a moins de têtes d'affiche, mais les gens sont venus», a déclaré à la presse le directeur général des Eurockéennes, Jean-Paul Roland.
«Nous avons été surpris de voir autant d'affluence. Ca veut dire qu'ici, il y a du bon goût et ça nous fait plaisir», a-t-il ajouté.
Les Eurockéennes n'ont pas souffert de la programmation du Main Square Festival d'Arras qui s'est déroulé lors du même week-end avec des têtes d'affiches comme Coldplay ou Moby, et les organisateurs belfortains se refusent à toute polémique sur une quelconque concurrence avec ce festival, adossé à la multinationale Live Nation.
«Ce n'est pas l'addition de grand groupes qui crée un festival», a estimé Stéphane Wahnich, président des Eurockéennes pour le neuvième et dernière année, soulignant l'importance «du lien entre le culturel, l'artistique et le public».
«Nos festivaliers viennent pour la moitié pour les trois jours. On vient aux Eurockéennes pour un tout, et c'est le but de notre travail», s'est-il félicité.
Repris par une nouvelle équipe en 2001, le festival de Belfort s'est bâti sur un équilibre entre têtes d'affiche et découvertes plus pointues en tous genres, folk, rock, électro, rap...
Les Eurockéennes ont cette année notamment accueilli Prodigy, le rappeur français Sefyu, Olivia Ruiz, les Wampas, le métal de Gojira et l'électro de Birdy Nam Nam ou des révélations comme l'Anglais Charlie Winston, The Temper Trap et Sliimy.
Initialement prévu pour la soirée du vendredi, le groupe de rap français NTM avait été déprogrammé suite à l'incarcération du chanteur Joey Starr pour violences volontaires. Le groupe avait été remplacé au pied levé par les Californiens de Cypress Hill, avec brio.
Le deuxième membre de NTM, Kool Shen, a toutefois donné un concert dimanche, en remplacement de l'américain Mos Def.
Le festival, qui a connu deux premiers jours de soleil avant une journée plus couverte mais sans pluie, dimanche, doit s'achever avec les phénomènes scéniques des Slipknot, sur la grande scène, et le live de Laurent Garnier dans la nuit.
Par Momo
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Vendredi 3 juillet 2009
Le festival «l'Armor à Sons» prendra samedi à Bobital (Côtes d'Armor, un millier d'habitants), et pour une seule soirée, la relève du défunt festival des Terre Neuvas, mis en liquidation en 2008 après onze ans d'existence, a-t-on appris auprès des organisateurs.
«Nous voulions relancer quelque chose», explique Ludovic Thoraval, 23 ans, président de l'association Bowidel, née en avril sous l'oeil «bienveillant» des anciens organisateurs des Terre Neuvas.
«On a déjà dépassé les 5.000 réservations, selon le temps qu'il va faire, cela peut encore se remplir», a-t-il indiqué. L'unique soirée de concert, au tarif de 19,90 euros, verra se succéder Superbus, Grégoire, Craftmen Club, Holden, Lyre le Temps et Shaolin Temple Defender.
«L'idée ce serait de pouvoir faire le festival sur deux jours l'année prochaine», a-t-il ajouté.
En septembre 2008, le festival des Terre Neuvas, qui avait invité les Sex Pistols et accueilli près de 95.000 personnes pour sa dernière édition, a été placé en liquidation judiciaire, accusant un déficit d'environ 1,3 million d'euros.
Après une décennie de croissance ininterrompue, l'événement qui s'appuyait sur un réseau de 1.200 bénévoles, s'était hissé au deuxième rang des festivals rock bretons derrière les Vieilles Charrues de Carhaix (Finistère). Scorpions, Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis, ou encore Tokio Hotel et Marilyn Manson se sont produits à Bobital.
Par Momo
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  • : 16/05/1973
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